THESE DE DOCTORAT : Participation de Julien Malizard à la soutenance de thèse de Matthieu Chillaud, 15 juin 2018

Julien Malizard, Chercheur à la Chaire Economie de Défense est membre du jury de la thèse de doctorat en histoire de Matthieu Chillaud.

La soutenance a lieu le vendredi 15 juin 2018 à 14 h 00, Salle 005, Université Paul-Valéry – Montpellier 3, Site Saint-Charles 1

Titre de la thèse : “Les études stratégiques en France sous la cinquième République. La structuration d’un champ disciplinaire au service d’une politique”

Discipline : Histoire, spécialité Histoire militaire

Résumé :

Il y a une dynamique des contraires dans la politique de l’État, en France, pour promouvoir les études stratégiques : d’une part, il semble régulièrement soucieux de les développer ; de l’autre, tout aussi invariablement, il parait tâtonner pour y parvenir, voire parfois leur refuser la liberté nécessaire. Caractérisées tant par la pratique inconstante des instituts de recherche et des organismes gouvernementaux que par une insertion problématique au sein de l’Université, les études stratégiques sont à l’interface de l’étude des guerres, de la paix et des conflits, et s’incarnent de manière hautement fragmentée dans une kyrielle de disciplines plus ou moins connexes. Cet éclectisme explique pour partie les difficultés rencontrées, parmi d’autres raisons comme l’omniprésence de l’État, la puissance des réseaux, ou l’héritage du contexte de l’après-Guerre d’Algérie après que le général de Gaulle a imposé une orthodoxie doctrinale. En combinant profondeur de champ historique et analyse politique, cette thèse, historiographique et cartographique, se propose de passer en revue les nombreux organismes, instituts et périodiques qui travaillent et publient, de près ou de loin, dans le domaine des études stratégiques, ainsi que d’expliquer les raisons pour lesquelles, malgré un passé brillant, ces dernières peinent à trouver leurs marques. Les travaux des centres de type think tank, structures dont la création, de surcroît, est récente dans le paysage stratégique français, ont, pendant longtemps, et même dans une certaine mesure encore maintenant, souffert d’une certaine déconsidération des pouvoirs publics en matière de réflexion et d’expertise sur les questions militaro-stratégiques en dépit d’un discours de l’État laissant croire l’inverse. Cette problématique, conjuguée , d’une part, à une difficulté de dialogue entre les universitaires et les militaires, et, d’autre part, à la particularité de l’objet de recherche des études stratégiques qu’est celle de la guerre qui commande une approche multidisciplinaire alors même que notre système universitaire est caractérisé par des exigences mono disciplinaires, expliquent les obstacles pour que les études stratégiques se développent dans l’alma mater.

La composition du jury est la suivante :

  • M. Jacques ABEN, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directeur de thèse
  • Mme Patricia COSTA, Commissaire générale des armées, Paris
  • M. Pierre JOURNOUD, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • M. Julien MALIZARD, Chercheur, Chaire « Économie de défense », Paris
  • Mme Anne-Sophie MILLET-DEVALLE, Professeure, Université Nice Sophia-Antipolis
  • M. le colonel Jérôme PELLISTRANDI
  • Mme Brigitte VASSORT-ROUSSET, Professeure, Université Jean-Moulin-Lyon-II
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